Homme de grand talent, remarquable animateur et pédagogue, Jean Rodolphe Perronet demeure avant tout l’emblématique directeur du « Bureau des dessinateurs du Roi » qui est à l’origine de ce qui deviendra la première école d’ingénieurs française : l’École des ponts et chaussées. Il en restera pendant quarante-sept ans l’organisateur minutieux et le responsable attentif. Mais l’œuvre de l’ingénieur Perronet – nommé à 54 ans « Premier ingénieur du Roi pour les ponts et chaussées » – est tout aussi remarquable que celle du gestionnaire. Technicien novateur, il contribua à faire évoluer les théories constructives traditionnelles héritées des Romains et du Moyen Âge. Ponts, routes, ports, travaux hydrauliques, lever de la Carte de France : un grand nombre de projets ou de réalisations lui sont attribués ou bénéficient de ses conseils et de son expertise au long d’une période d’activité extraordinairement féconde de près de soixante-dix ans. C’est à la reconstitution de cette carrière hors du commun que nous entraîne Claude Vacant au fil des pages de l’ouvrage. À travers textes et documents d’époque, c’est aussi à l’évocation de quelques détails de sa vie privée – non moins riche – qu’il nous convie afin de mieux connaître l’homme que rien dans ses origines sociales, fort modestes, ne semblait prédestiner à un devenir si prestigieux. Une passionnante chronique, entre mythe et réalité, d’une vie et d’une œuvre commencées à l’aube du Siècle des lumières et achevées au milieu des soubresauts de la Révolution française
Claude Vacant
Ses origines et sa jeunesse (1708-1736) – L’ingénieur des ponts et chaussées (1736-1747) – Le directeur de l’École du corps des ponts et chaussées (1747-1794) – L’inspecteur général des Salines (1757-1786) – Ses relations avec Diderot (1755-1769) – Le « premier ingénieur pour les ponts et chausées » (1763-1794) – Le directeur de la Société de la carte de France (1768-1793) – Le « Vénérable d’honneur » (1787-1789) – Ses ouvrages d’art – Ses machines – Ses dernières volontés